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Après la frontière, le décors change, moins de circulation, mais des ânes, des charrettes tirées par des poneys, d’antiques vélos (enfin des cyclistes !) bien chargés et des mobs à deux voire trois places !!!
Les habitations sont modestes, mais les bonjours très nombreux. Les enfants se placent sur la route pour nous saluer en frappant dans notre main.
Aprèes Shkodra, il y a un BIG, la citadelle de Rosafa, mais vraiment pentu et empavé.
Pendant que Lionel emmène son vélo au sommet, Françoise discute avec une jeune étudiante albanaise qui exprime sa joie d’accueillir des étrangers dans son pays car elle voudrait voir changer l’image négative de l’Albanie.
Pour rejoindre Koman, la route est sinueuse et son revêtement bien abîmé, voire absent.
A Koman, nous avons la bonne surprise de trouver un camping joliment arrangé et bienvenu pour attendre le ferry.
Ce bateau assure la liaison entre Koman et Fierze tous les matins.
Y embarquent minibus, voitures, camions et piétons pour deux heures de traversée sur le Lac de Koman.
Il s’agit d’un lac artificiel formé lors de la construction d’un barrage dans les années 70 qui prend des allures de fjord avec ses falaises abruptes.
A Bajram Curry, peu d’hébergements. Nous dormons dans l’unique hôtel. Nous aurions voulu continuer sur la vallée de la Valbona, mais renseignements pris, la route n’est pas goudronnée et la pluie tombe dru.
La route qui relie Bajram Curry a Fushe Arrezi est nouvelle. Il y a peu, c’était une piste de 70 km et on imagine l’isolement des habitants des villages alentours.
Le jour où nous l’empruntons, il pleut depuis 48 heures et nous sommes bloqués par un glissement de terrain. Voitures, camions et bus attendent patiemment que la voie soit déblayée par l unique cantonnier et sa pelle !
Nous suscitons de la curiosité et comme d’habitude on nous pose la question, aimez-vous l’Albanie ?
C’est un camion qui passe le premier, tassant ainsi la boue, suivi par un énorme poids-lourd puis par deux cyclistes d’Annecy !!! Nous avons de la boue jusqu’a mi-mollet et la pluie se remet à tomber encore plus fort avec orage et vent.
Nous trouvons refuge dans l’Hotel Alpin où l’accueil et le feu dans la cheminée nous réchauffent et nous sèchent.
Le lendemain, c’est sous un véritable déluge que nous effectuons l’étape. Dommage car nous ne profitons guère des paysages.
Après ces journées humides, nous nous posons le temps de laver et sécher le linge, d’entretenir les vélos et de nous couper les cheveux !
Il faut songer à quitter l’Albanie et nous filons vers le sud.
La route entre Lezha et Tirana est en travaux, ce sera bientôt une route à 4 voies.
La traversée de Tirana est encore un moment de bravoure, la circulation n’y est pas adaptée à nos vélos, manière détournée de dire que ce fut très difficile.
Nous demandons l’autorisation de planter la tente dans le parc d’un restaurant et en profitons pour gouter les spécialités albanaises.
Pour rejoindre Elbasan, nous franchissons sûrement des cols mais ils ne sont pas indiqués, pourtant… ça monte.
Si notre passage en Albanie s’était borne à une traversée Nord Sud, nous aurions manqué les plus beaux paysages, les plus belles routes et les plus belles rencontres.

































